Mariage au domaine de Mahourat : une entrée en salle en skateboard
- Les focus d'Émilie

- 10 juil.
- 5 min de lecture
Photographe de mariage à Bordeaux et en Gironde, j'aime particulièrement les mariages qui sortent un peu des conventions, tout en gardant une vraie profondeur émotionnelle. Celui de Sarah et Fabien, célébré début juin au domaine de Mahourat, à Saint-Pierre-de-Bat en plein cœur de l'Entre-Deux-Mers, en est un exemple parfait : classique dans sa forme, atypique dans ses détails, et d'une justesse rare dans les émotions. Je vous emmène le revivre.

Une première rencontre qui donne le ton
Tout commence par un appel téléphonique, entre midi et deux. J'ai été recommandée à Sarah et Fabien par Sandrine, wedding planner sous le nom de S-Wedding. Dès les premières minutes, on rigole. Sarah me racontera plus tard qu'en raccrochant, sa collègue lui a demandé avec qui elle venait de parler tant elle semblait à l'aise : sa photographe, donc. La collègue n'en revenait pas.
Cette anecdote, elle me la confie lors de notre balade photographique, cette séance que j'offre systématiquement à mes mariés•es avant leur mariage. C'est un moment que j'apprécie particulièrement : on échange sur nos vies, on se projette ensemble sur le jour J, on brainstorme les idées, j'écoute vos attentes et je réponds à toutes vos questions.
C'est aussi l'occasion de créer un vrai lien avant le grand jour, pour que vous soyez naturellement à l'aise devant l'objectif le moment venu. Sarah et Fabien étaient accompagnés de leur chien Night, qui a eu droit aussi à sa propre séance.
Rendez-vous pour ce mariage au domaine de Mahourat
Quelques semaines plus tard, nous nous retrouvons pour leur mariage au domaine de Mahourat, un lieu que je connais bien et où je me sens comme chez moi. J'y suis à l'aise, je connais Alice, la propriétaire, et je sais que tout s'y déroule toujours avec fluidité.
J'arrive pour les préparatifs de Fabien : les témoins l'aident à enfiler sa veste, ajuster son nœud papillon, poser ses boutons de manchette, dans une ambiance à la fois fébrile et détendue.
Je rejoins ensuite Sarah pendant son maquillage, où je photographie l'ambiance, le faire-part, les bijoux, et le bouquet confectionné avec soin par le jardin des Carmes à Langon ainsi que les détails qui composent leur journée.
Ce qui m'aide beaucoup à m'intégrer pleinement dans vos préparatifs, c'est le trombinoscope de vos proches que vous m'envoyez en amont. Grâce à lui, j'identifie immédiatement les personnes qui comptent le plus pour vous, et elles sont souvent très surprises de constater que je connais déjà leurs prénoms.
C'est un petit détail, mais c'est exactement ce genre d'attention qui fait la différence dans mon accompagnement.
Le first look : un moment rien qu'à deux
Nous avions prévu un temps où Sarah et Fabien pouvaient se découvrir, seuls, avant la cérémonie : le first look. Ce n'est pas un passage obligé de tous les mariages que je photographie, mais je trouve que c'est une proposition précieuse pour qui souhaite vivre ces premières secondes dans l'intimité, loin des regards.
La différence avec la découverte lors de la cérémonie ? L'émotion y est tout aussi intense, portée par la surprise et le regard de vos invités. Mais avec le first look, c'est un moment que vous partagez uniquement à deux. C'est votre parenthèse, rien qu'à vous.
La cérémonie laïque sous le préau : un des points forts du domaine
Direction ensuite la cérémonie laïque, célébrée sous le préau du domaine de Mahourat. C'est l'un des grands atouts de ce lieu en Gironde : deux ambiances bien distinctes cohabitent sur la propriété. Le préau vous garantit d'être à l'abri en cas de pluie, dans un cadre magnifique, tout en restant complètement détaché du reste de votre mariage, le cocktail se déroulant sous le verger, et la soirée dans la salle de réception.
C'est pendant la cérémonie laïque que je vous découvre vraiment. La séance d'engagement, aussi précieuse soit-elle, reste un moment où vous êtes détendus. La cérémonie, elle, est portée par vos proches : leurs mots, leurs souvenirs, leurs anecdotes sur qui vous étiez avant de vous rencontrer.
Parfois je ne suis pas surprise par ce que j'entends, tant j'ai déjà cerné votre histoire pendant nos échanges précédents. D'autres fois, je découvre une facette de vous que j'apprécie tout particulièrement.
Pour Sarah et Fabien, ce fut un vrai moment d'intimité partagée, et je mesure la chance que j'ai qu'ils aient accepté de m'y inclure pleinement, non pas comme une inconnue avec un appareil photo, mais comme quelqu'un en qui ils ont confiance.
Les retrouvailles avec les invités : mon moment préféré
Juste après la cérémonie, vos convives viennent vous féliciter, vous embrasser, parfois pleurer de joie. C'est probablement mon moment préféré de toute la journée, car rien n'y est anticipé ni mis en scène.
Après dix ans à photographier des mariages, j'ai appris à être pleinement à l'aise dans l'imprévu, à capter ces rires et ces embrassades spontanées qui en disent souvent plus long que n'importe quelle pose.
Photos de groupe, cocktail et flashmob
Nous enchaînons avec les photos de groupe, organisées en amont pour que ce moment ne soit subi ni par vous, ni par vos invités : 30 minutes suffisent, quand tout est bien préparé.
Le cocktail s'ouvre sur un flashmob plein de spontanéité et de joie, un excellent moment à immortaliser.
Et lors du cocktail, il a eu le fil rouge, c'était une planche de surf. Le papa de la mariée l'avait préparée pour l'occasion : chaque proche était invité à y déposer un mot, un dessin, un souvenir. Une idée toute simple, mais qui leur ressemblait tellement et qui pourra décorer leur appartement.
Pendant le cocktail, je photographie vos invités, l'ambiance générale, la décoration, la salle et les compositions florales qui habillent chaque table. Ce jour-là, c'est Le Nectar Traiteur qui régalait les convives.
Puis je réponds aussi, naturellement, aux demandes de photos posées : certains invités sont plus à l'aise ainsi, et surtout, ils tiennent à immortaliser un instant avec des proches qu'ils n'avaient pas vus depuis longtemps. C'est ce que j'aime dans cette partie de la journée : pouvoir mêler le reportage spontané, volé sur le vif, à ces moments un peu plus posés, tout aussi sincères, où l'on prend le temps de se retrouver.
Les photos de couple : l'allée de platanes et le coucher de soleil
L'entrée en salle sonne le début des photos de couple. Nous commençons naturellement par le lieu le plus emblématique du domaine de Mahourat : l'allée de platanes. Grâce à la balade photographique et au lien déjà créé avec leurs proches via le trombinoscope, Sarah et Fabien étaient parfaitement à l'aise. Les échanges, les regards complices, les fous rires ont rythmé cette séance, avant de rejoindre le verger pour profiter du coucher de soleil.
Une entrée en salle inoubliable
Et puis il y a eu ce moment que je n'oublierai jamais : Sarah a chaussé ses Vans et fait son entrée en salle en skateboard, suivie de Fabien, planche de surf sous le bras. Une entrée totalement à leur image, spontanée et pleine d'énergie, l'une des plus mémorables qu'il m'ait été donné de photographier.
Quelques discours plus tard, il était temps pour moi d’éteindre mon appareil photo sur cette journée, avec la certitude d'avoir capté bien plus que des photos : une histoire, une complicité, une énergie qui vous ressemble.
Merci d'avoir suivi ce mariage jusqu'au bout. S'il y a une chose que je retiens de cette journée avec Sarah et Fabien, c'est qu'un mariage n'est jamais l'histoire de deux personnes seulement. C'est une grande fête où tous les proches se retrouvent, et c'est pour ça que je ne me contente pas de photographier les mariés : je photographie tout le monde, sans exception, ce dessin griffonné sur une planche de surf, ces retrouvailles improvisées entre deux personnes qui ne s'étaient pas vues depuis des années.
Si cette manière de raconter un mariage vous parle, et que vous imaginez, vous aussi, une journée où l'émotion prime sur la mise en scène, je serais ravie d'en discuter avec vous.
Ça commence en général par un simple mail, pour vous envoyer ma brochure et répondre à vos premières questions, puis par une rencontre, autour d'un café en région bordelaise ou en visio, pour voir si le courant passe. Et le reste suit naturellement.




















































































































































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